ANIMAUX DE BASSE-COUR

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dimanche 27 mai 2007

L'ESSENTIEL SUR LE LAPIN (VOLET 1)

REX_DALMAT

Ce que vous devez savoir
Le lapin commun (Oryctogalus cuniculus domesticus) est un mammifère rongeur qui appartient à l'ordre des Lagomorphes. Il y a plusieurs milliers d'années, le lapin sauvage ou lapin de garenne (Oryctogalus cuniculus) proliférait en Espagne et sur la côte du Midi méditerranéen. La péninsule ibérique lui doit son nom car les Phéniciens, en confondant le lapin avec le daman, le baptisèrent "i-shephan-im", la " Terre à damans" vers 1100 avant Jésus-Christ. Les Romains ont diffusé son élevage dans leur empire, notamment en France. Ce sont des moines du Sud de la France qui ont véritablement domestiqué le lapin au Moyen-Age pour pouvoir le consommer lors des périodes de jeûne. Depuis la France est devenue un pays traditionnellement producteur de lapins.

Les caractères du lapin
A l'état sauvage, il vit en sociétés hiérarchisées d'une dizaine d'individus dans des terriers souterrains creusés collectivement et gardés par un guetteur. C'est un petit animal craintif, adapté au saut et à la course. Le lapin possède une ouïe et un odorat très bien développés. Dans la nature, ses mœurs sont essentiellement nocturnes. Il s'apprivoise facilement et devient très familier dans les élevages.

Les races
Les races de lapin dont les standards ont été définis par la Fédération française de cuniculture, proviennent des souches domestiqués à partir des populations sauvages qui peuplaient la partie occidentale de la Méditerranée. La plupart d'entre elles ont été obtenues par sélection à partir du XVII ème siècle. On dénombre environ 50 races pures dont une douzaine a des effectifs notables. Le lapin est une des rares espèces domestiquées à ne compter aucune race disparue, grâce au travail passionné d'amateurs et d'associations qui toutes maintiennent intactes les races régionales.

La production
La viande de lapin est la quatrième produite en quantité après celle de porc, de bœuf et de volaille. En 1992, on estimait la production de lapin à 150 000 tonnes de carcasses, avec une part importante issue de l'élevage familial (moins de 20 mères). Aujourd'hui, on compte environ 300 000 éleveur qui pratiquent encore l'élevage fermier. Mais la tendance est à un développement d'élevage rationnels hors sol. La consommation annuelle en France qui est d'environ 3 kg par habitant, est en augmentation régulière. La France est le premier producteur mondial de peaux, avec un total d'environ 10 millions d'exemplaires par an. Cette activité secondaire vient à compléter la production principale de viande.

Les produits du lapin
Le but d'un élevage est de consommer ou d'utiliser les produits qui en sont issus.

La viande de lapin
:
Sa valeur diététique est aussi bonne que celle de la chair de poulet, avec une faible teneur en graisse ( 6% de gras dans les carcasses) et environ 21 % de protéines. Un beau lapin offre une douzaine de morceaux.

Le fumier:
Il a une grande valeur fertilisante, supérieure à celle du fumier de porc ou de bovin. A l'état frais, ce fumier contient 1 à 2 % d'azote, 2 à 4 % d'acide phosphorique, 1 % de potasse et 35 à 40 % de matières organiques.

Les peaux:
Par tannage, elles donnent un cuir souple, couvert d'un poil doux et lustré. Les peaux blanches sont les plus recherchées.

Le poil:
On utilise surtout celui du lapin de race Angora. Il est assez cher et recherché pour fabriquer des produits de luxe.

L'appareil digestif
L'alimentation est un point capital dans l'élevage du lapin. Pour bien maîtriser ce domaine, il est important de connaître les particularités anatomiques et physiologiques qui caractérisent l'appareil digestif et la digestion de cet animal.

Le tube digestif

Le tube digestif du lapin est très long. Il mesure en moyenne 4,5 à 5 mètres de long pour un adulte pesant environ 5 kg. Il se compose d'une bouche, d'un œsophage, d'un estomac, d'un intestin grêle, d'un cæcum, d'un colon terminé par un rectum et un anus.

La digestion
C'est une fonction très importante et complexe qui conditionne le développement et la croissance de l'animal. La connaissance des étapes de ce processus permet de tirer des enseignements pratiques pour optimiser votre élevage. Le lapin est un rongeur dont les dents sont à croissance continue. Il lui faut un aliment relativement dur qui permet d'user en permanence ses incisives. Avec ses incisives, le lapin déchiquette sa nourriture en petits morceaux. Le début de la dégradation des aliments s'effectue dans le milieu acide de l'estomac puis dans l'intestin grêle, la première et la plus longue partie des intestins (environ 3,3 m chez l'adulte). A ce stade, les phénomènes digestifs ne sont possibles qu'en présence d'eau, d'où la nécessité de bien abreuver le lapin. Ce qui reste du bol alimentaire arrive ensuite dans le cæcum, une poche terminale assez vaste qui représente environ un tiers du volume total de l'appareil digestif. Ce réservoir renferme de nombreux organismes microbiens qui transforment le reste des aliments en substances riches assimilables par le lapin. C'est là que la cellulose est en partie dégradée. Le contenu du cæcum s'écoule ensuite dans le colon ou gros intestin (longueur 1,3 m chez l'adulte) qui produit des crottes molles le matin et des crottes dures le reste de la journée.

Un comportement particulier
Le lapin réingère ses crottes molles en les prélevant directement à la sortie de son anus ou éventuellement sur le sol de la cage. Il les avale sans les mastiquer. Ce phénomène original de coprophagie appelé caecotrophie permet au lapin d'obtenir un complément de vitamines B et de matières azotées de bonne qualité, à raison de 10 à 20 % de l'apport nutritionnel. C'est un processus complexe sous le contrôle du système nerveux. De ce fait, le lapin est sensible au moindre choc nerveux d'où l'utilité d'installer les clapiers dans un endroit protégé. Si vous trouvez de nombreuses crottes molles (qui se présente sous l'aspect d'amas allongés et luisants de plusieurs crottes) dans les cages, cela signifie que vos lapins sont dérangés et perturbés.

Une vie très rythmée
Des travaux récents ont permis de déterminer et de schématiser l'activité quotidienne du lapin alimenté à volonté et libre de ses mouvements.

 

 

L'après-midi et la nuit:
Il y a prise d'aliments, forte digestion au niveau de l'intestin grêle avec un remplissage du cæcum et une importante activité du colon proximal. On observe alors une émission de crottes dures.

Il faut retenir le besoin impératif de calme pour bien élever un lapin, car la moindre perturbation a une action néfaste sur sa digestion. Installer vos clapiers loin de tout passage et veillez à ce que les mangeoires et les abreuvoirs reste toujours très propres.
Le conseil: La nourriture doit être saine et bien équilibrée. Si vous donnez à vos lapins des produits frais, veillez à changer cette alimentation tous les jours pour éviter la fermentation. Et apportez-la à heures régulières pour ne pas troubler le rythme digestif. (à suivre.......)

Le matin:


Il y a vidange partielle du cæcum, avec une émission de crottes molles. Le lapin les ingère rapidement s'il n'est pas dérangé et on constate ensuite une forte activité de digestion au niveau de l'intestin grêle.

Posté par Berns à 21:30 - ELEVAGE LAPINS - Commentaires [0] - Permalien [#]

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